Steve Jobs est né le 24 Février 1955 de parents, en ce temps là, étudiants à l’université du Wisconsin à Chicago. Placé en adoption, il eut une enfance marquée par une intelligence hors normes mais sans véritable orientation. Ce qui lui a valu des expériences mitigées dans différents secteurs avant qu’il ne démarre, en compagnie de Stephen Wozniak, l’aventure Apple Computers. Initiée par un simple bricolage, l’expérience devint, avec un coup de génie, l’une des succès stories les plus marquantes de l’histoire de l’ informatique. Au final « L’homme à la pomme croquée » aura eu une vie courte, mais les 56 années qu’il a passées sur cette terre, lui ont suffit pour révolutionner le monde de l’informatique avec ses produits et créations qui ont simplifié et agrémenté le quotidien de millions de personnes. Le récit de sa vie est si abondant qu’il serait présomptueux de tenter de le résumer dans un seul article, ou même un livre, mais je tenterai, autant que faire se peut, de vous brosser le portrait de cet homme pas comme les autres, et en guise d’avant-goût, je vous ferais bien une confidence : Steve Jobs est un ARABE! Cela vous surprend autant que moi ? Lisez la suite et vous comprendrez.
Au tout début : Une vie, un destin !
Steven Paul Jobs, a vu le jour le 24/02/1955, un Jeudi enneigé de sa mère Joanne Simpson devenue orthophoniste et son père Abdulfattah Jandali brillant étudiant Syrien qui a fait carrière en tant que professeur de sciences politiques. Placé en adoption peu après sa naissance, c’est ces parents adoptifs, Clara et Paul Jobs, qui lui ont donné le nom avec lequel il a grandi et que l’humanité retiendra pour toujours. Steve n’a jamais connu ses parents biologiques pendant son enfance, ce n’est qu’à l’âge de 27 ans qu’il les a rencontré, ainsi que sa sœur Mona, née après le mariage de ses géniteurs quelques années après son adoption par les Jobs.
Clara et Paul Jobs étaient, respectivement, comptable et vétéran des gardes côtes, ils vivaient à Mountain View, près de ce qui devint la Sillicon Valley en Californie. Le destin de Steve était presque scellé le jour de son adoption, parce que c’est l’endroit où il a grandi, ainsi que les parents qui l’ont élevé qui l’ont préparé graduellement à devenir un génie de l’informatique. Tout petit, il avait acquis tout le savoir nécessaire en électronique, en aidant son père à bricoler quelques gadgets dans le garage familial, un hobby qui a lissé les contours d’une personnalité déjà toute faite, puisque le petit Steve avait un QI impressionnant et un tempérament de gagnant affirmé.
Cependant, bien que tout le monde lui reconnût des talents indéniables, une intelligence à fleur de peau et une aptitude à la pensée innovante déclarée, le petit Steve Jobs avait un problème de canalisation d’énergie. Turbulent en classe, un de ses professeurs, a confié qu’il lui a fallu carrément le soudoyer pour qu’il étudie ! Une solution qui selon lui, était un devoir, parce qu’il était convaincu que ce jeune prodige était destiné à être un grand homme. Le temps lui a donné raison, et pour une fois, la corruption a donné un fruit : une pomme que tout le monde aimerait croquer davantage !
La naissance d’Apple : rage dans le garage !
Durant ses années de lycée, Steve s’était lié d’amitié avec Stephen Wozniak, alors grand gourou d’un club informatique. Steve et Stephen se sont rencontrés chez Hewlett Packard, là où le jeune Jobs aimait à passer son temps libre à explorer le monde des ordinateurs et de l’informatique de précision, et depuis lors, ces deux là, ne se séparèrent plus jamais, partageant idées, succès et frustrations.
Après le lycée, Steve Jobs intégra le Reed College à Portland dans l’Oregon, un choix peu réfléchi, puisque manquant de direction et d’encadrement, il dû abandonner ses études après seulement six mois de formation, pour passer les 18 suivants sur les bancs de formations diverses. Mais comme le naturel, autant tu le chasses au loin, autant il te revient au galop, Steve allait découvrir une vocation de plus, par un pur hasard, durant une classe de…calligraphie ! C’est ce qu’il a raconté quelques années plus tard, dans une de ses interviews les plus célèbres : « J’ai découvert l’amour de la Typographie, pendant un cours de calligraphie contemporaine » Confia-t-il à Walter Isaacson qui est l’auteur de sa biographie à paraitre courant Octobre 2011.
En 1974, Steve devint développeur de jeux pour Atari, un de ses premiers emplois, mais surtout pas le dernier, car quelques mois à peine après la signature de son contrat, il s’envole pour l’Inde, en quête d’illumination spirituelle, un voyage qui allait se transformer en tour d’Asie, sur fond de défonce à tous types de drogues psychédéliques. C’était le temps des hippies, cheveux longs, esprits libres et vive l’ivresse !
Deux ans après, en 1976, à 21, repus des plaisirs de la vie de bohème, Steve Jobs rentre au pays, et en compagnie de son acolyte Stephen Wozniak, il démarre une petite société, nommée Apple Computers, domiciliée dans le garage familial et financée par la vente de sa Wolkswagen ainsi que la calculatrice scientifique de Wozniak! De là, ils partirent plus loin qu’ils ne l’avaient pensé, parce que leur invention allait changer à jamais le cours de l’histoire de l’industrie informatique, juste parce qu’ils ont décidé de démocratiser la technologie en rendant les ordinateurs plus petits, moins chers, plus intuitifs et accessibles aux consommateurs, tous les jours!
Les deux compères, ont conçu une série d’ordinateurs personnels conviviaux, qu’ils ont commencé à commercialiser au prix de 666.66 Dollars. Leur premier modèle mis sur le marché, l’Apple I, leur a valu le pactole de 774000 Dollars, une première réussite qui leur permettra de redoubler d’efforts, et faire catapulter les ventes de leur second produit, l’Apple II au sommet mirobolant de 139 Millions de Dollars, totalisant une variation de 700 pour cent en trois ans seulement! Mieux encore, en 1980, Apple Computer est devenu une société cotée en bourse d'une valeur de marché de 1,2 milliards de dollars sur le premier jour de négoce ! Des chiffres et un succès affolants et encourageants, assez pour permettre à Steve Jobs de recruter le directeur Marketing de Pepsi, John Scrully en tant que membre du conseil de présidence d’Apple, moyennant la célèbre phrase : «Veux-tu passer le reste de ta vie à vendre de l'eau sucrée, ou changer le monde ?"
Premier départ d’Apple : What Next ?
Transformer un échec en victoire est le propre des grands ! C’est ce qu’à fait Steve Jobs et avec l’aisance d’un magicien, il a eu même l’audace de récidiver. Comment ? En 1984, alors que les produits d’Apple étaient décriés pour des défauts de conception, rivalisaient mal avec les PC d’IBM qui dominait largement le marché de l’informatique aux Etats unis et au monde, Steve Jobs décide de lancer le Macintosh. De ce temps là, ce petit bijou était destiné à être à rendre l’ordinateur plus qu’un outil de travail, et le transformer en un outil de vie contre culture, alliant romantisme, jeunesse et créativité, mais malgré les ventes positives, le manque de compatibilité avec les PC d’IBM plus répandus, créa un enclavement des clients d’Apple, par un temps où la culture communautaire d’une marque n’était pas encore née. Cette désillusion a lourdement sanctionné Steve Jobs, qui montré du doigt par Scrully ainsi que l’ensemble du directoire d’Apple, fut poussé à quitter son poste de PDG pour aller voir ailleurs. En 1985, sans trop réfléchir, Steve Jobs rebondit très vite, et crée NEXT, une société de développement de Hardware et Software. Une année plus tard, il n’hésite pas à reprendre la société d’animations de George Lucas, et à y injecter 50 Millions de Dollars de son argent propre pour la muer rapidement et la rebaptiser : PIXAR ANIMATION STUDIOS. Encore une fois, peu de temps a fallu pour que ça décolle, et rapidement PIXAR se mit en avant des meilleurs studios d’animation, avec des productions gigantesques comme Toy Story, Finding Nemo et Les Indestructibes, des films qui ont drainé une manne de 4 Milliards de Dollars, un Jackpot que Jobs n’a pas hésité à investir dans la fusion avec Walt Disney, pour devenir l’actionnaire le plus important de la firme d’Orlando !
Réinventer Apple : Croquer la Pomme qu’elle fasse « i » Aie !
Malgré le succès de PIXAR, les produits de NEXT peinaient à décoller eux, c’est ce qui a freiné l’enthousiasme de Jobs, et l’a amené à programmer le rachat de sa société par Apple, en 1997 pour la bagatelle de 429 Millions de Dollars. Dès lors, Steve décide de réintégrer son poste de PDG d’Apple, avec une autre philosophie et une nouvelle vision, et tout comme il a provoqué son succès dans les années 70, il refit ses tours de magie pour booster à fond l’idéologie de sa firme, en commençant par une révolution dans le conseil de présidence, et son salaire burlesque mais très significatif de 1 Dollar par an. Ce fut le recommencement du début, et une nouvelle naissance de la pomme croquée à pleine dent, qui a fait « i » tout bêtement ! IMac, Macbook, Iphone, Ipod, Ipad, Itunes…C’est ainsi que « i » (prononcez Aie !) ne signifiait plus la douleur, mais un bonheur total, celui des Apple lovers à travers le monde !
Le cancer du pancréas : le début de la fin !
En 2003, Steve Jobs se fait diagnostiquer une tumeur neuroendocrine, une forme rare, mais curable de cancer, cependant il retarde l’intervention chirurgicale que ses médecins ont préconisé, et entame un régime spécial, le temps de gérer cette information qui rendait ses cadres nerveux, par peur que les actionnaires provoquent une chute boursière des suites de sa divulgation. Il tiendra neuf mois, sur un simple traitement basé sur les préceptes de la médecine chinoise, mais finira par se faire opérer avec succès en 2004, sans jamais divulguer quoi que ce soit sur sa santé au grand public. Steve Jobs était un créateur, mais aussi un meneur d’hommes capable de supporter toutes les douleurs pour la bonne cause en laquelle il croyait. C’est ainsi qu’il a choisi de souffrir tout seul, pour ne pas risquer l’avenir de sa société, un geste qui veut tout dire !
En 2009, ayant accusé une perte de poids conséquente, il apparait clairement, au monde, que l’homme est gravement malade, ce qui ne l’empêche pas d’ironiser en prétextant avoir été irradié par le dérèglement hormonal de sa femme qu’il aime jusqu’à en partager les symptômes de la ménopause ! Il décide de s’éloigner des médias, et se consacre à ses travaux ainsi que sa famille, peu après son fameux discours prononcé à huis clos le 9 Septembre 2009, sa dernière sortie publique ! Il démissionne le 25 Aout 2011 de son poste de PGD d’Apple, et cette fois c’est un départ en douce avec des mots simples : “J’ai toujours dit que si il y avait un jour où je ne pourrais plus accomplir mes devoirs et mes objectifs en tant que P.D.G d’Apple, je vous le ferai savoir en premier. Malheureusement, ce jour est venu.” Quelques mois après, il s’éteint à 56 ans, laissant derrière lui, une histoire qui a et qui continuera à faire couler beaucoup d’encre.
Steve Jobs : Une saga à croquer !
S’il n’a jamais aimé parler de sa vie privée, aujourd’hui beaucoup tentent de savoir ce qu’elle a été dans les moindres détails. Marié et père de 4 enfants, dont sa première fille issue d’une relation qu’il avait eue à l’âge de 23 ans et dont il a renié la paternité pendant longtemps, c’est presque tout ce que l’on sait de lui. Il était réservé, trop pour un homme qui avait les feux de la rampe pointés en permanence sur sa vie pleine de rebondissements et de controverses, mais au bout du compte, il avait décidé de publier sa biographie, de sorte à pontifier le récit de son existence lui-même, avec la même perfection dont il a tout réussit avant. Une œuvre qu’il a décidé de faire signer par un grand écrivain et journaliste, en l’occurrence Walter Isaacson, qui était prévue pour novembre 2011, mais qui sera finalement publiée le 24 Octobre, avec 500000 précommandes un jour seulement après le décès de son héro, sentant déjà l’odeur du best seller de l’année! Ainsi, Steve Jobs continue, outre tombe à faire l’actualité et les succès de ce monde, un monde qu’il a quitté certes, mais sans l’abandonner réellement, comme tous les hommes qui, avant lui, on croqué la pomme, ce fruit qui ne cessera jamais de changer le destin de l’humanité.


